UNE APRÈS-MIDI AVEC
CLAIRE SAINTARD
& MAREK KLAJDA

MAKING OF

Un article particulier aujourd’hui pour mettre en avant les prouesses d’interprétation de Claire SAINTARD et de Marek KLAJDA avec qui j’ai eu la grande joie de partager une après-midi.

Claire SAINTARD

Claire SAINTARD a suivi tout d’abord une formation classique en conservatoire puis en école avant de s’intéresser (suite à une blessure irréversible due au travail intensif des pointes) à la danse contemporaine. Actuellement professeure de yoga, elle dispense ses cours sur Paris, (et maintenant via ZOOM avec le confinement) et participe à de nombreux projets de danse impulsés par le chorégraphe Thierry VERGER ou encore la compagnie Slash Point Haut.

Marek KLAJDA

D’origine polonaise, Marek KLAJDA est le compagnon de scène de Claire. C’est par les arts martiaux et notamment le Kung Fu que débute sa quête du mouvement. C’est ensuite par une approche plus artistique que se poursuit cette aventure, lorsqu’il commence sa pratique de la danse contemporaine. Il travaille alors avec Thierry VERGER et rencontre Claire avec qui il danse désormais.

C’est au Centre de danse Rick Odums, près de Place de Clichy 8e arrondissement de Paris que Claire m’a donné rendez-vous. En passant dans les couloirs, on pouvait voir des salles ouvertes sur des classes de danseurs et danseuses en plein travail.
Nous sommes montées par un escalier en colimaçon, pour accéder à un studio tout en longueur placé au-dessus d’une cour intérieure. Il y régnait une atmosphère très douce. C’est la lumière qui m’a le plus marquée: filtrés par des toiles de tissu ciré couleur beige, les rayons du soleil projetaient une lueur orangée reposante pour les yeux et presque irréelle.

« Dans mes clichés, j’ai voulu retrouver cette atmosphère. J’aurais pu allumer la lumière pour prendre les photos, cela aurait été plus simple techniquement parlant, mais j’aimais bien trop cette ambiance, presque martienne, pour la gâcher avec un éclairage au néon cru. »

Julie CAMPAN

Ils ont proposé de me montrer leur duo une première fois. J’ai regardé, sans rien faire, sans rien dire. J’étais quasiment avec eux, assise à peine à un mètre. J’entendais leurs respirations, je pouvais sentir l’air sur mon visage après un mouvement, voir toutes leurs micro-expressions, tous leurs muscles se tendre et se détendre. C’était très émouvant. Être si près d’eux donnait une nouvelle dimension à leur travail et je pense que cela a beaucoup influencé ma manière de les photographier par la suite.

« Que ce soit dans la danse ou dans le Kung Fu, les règles sont les mêmes, il faut faire attention à son partenaire, gérer sa respiration, et apprendre à utiliser toutes les parties de son corps. Mais quand on commence ce duo, il n’y a plus personne, il n’y a plus de spectateurs, juste nous, juste Claire.»

Marek KLAJDA

Danser pendant 20 minutes est quelque chose de très éprouvant. J’ai préféré ne pas parler tout de suite. Être un artiste, c’est comme être un plongeur. Il faut un palier de décompression pour pouvoir émerger en toute sécurité. Travailler avec des performeurs demande de tenir un équilibre délicat. Entrer dans leur bulle, mais sans les déranger.

Même s’ils sont habitués à la présence du spectateur, ne pas casser cette intimité établie pour pouvoir la retranscrire dans mon travail m’a demandé de ne plus être concentrée sur moi, mais d’être concentrée avec eux.

«  Cette danse, c’est un réel don de soi. C’est quelque chose de très sensuel et physique. Si on n’y met pas toute notre énergie, ça ne marche tout simplement pas. »

Claire SAINTARD

Avant de les filmer et photographier, j’ai beaucoup échangé avec Claire et Marek. Je leur ai posé beaucoup de questions sur la chorégraphie, leur manière de la ressentir et de l’interpréter. Quand je commence une séance photo, j’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans leur tête avant de donner un travail qui viendra de la mienne.

Découvrir le shooting

UNE APRÈS-MIDI AVEC
CLAIRE SAINTARD
& MAREK KLAJDA

MAKING OF

Un article particulier aujourd’hui pour mettre en avant les prouesses d’interprétation de Claire SAINTARD et de Marek KLAJDA avec qui j’ai eu la grande joie de partager une après-midi.

Claire SAINTARD

Claire SAINTARD a suivi tout d’abord une formation classique en conservatoire puis en école avant de s’intéresser (suite à une blessure irréversible due au travail intensif des pointes) à la danse contemporaine. Actuellement professeure de yoga, elle dispense ses cours sur Paris, (et maintenant via ZOOM avec le confinement) et participe à de nombreux projets de danse impulsés par le chorégraphe Thierry VERGER ou encore la compagnie Slash Point Haut.

Marek KLAJDA

D’origine polonaise, Marek KLAJDA est le compagnon de scène de Claire. C’est par les arts martiaux et notamment le Kung Fu que débute sa quête du mouvement. C’est ensuite par une approche plus artistique que se poursuit cette aventure, lorsqu’il commence sa pratique de la danse contemporaine. Il travaille alors avec Thierry VERGER et rencontre Claire avec qui il danse désormais.

C’est au Centre de danse Rick Odums, près de Place de Clichy 8e arrondissement de Paris que Claire m’a donné rendez-vous. En passant dans les couloirs, on pouvait voir des salles ouvertes sur des classes de danseurs et danseuses en plein travail.
Nous sommes montées par un escalier en colimaçon, pour accéder à un studio tout en longueur placé au-dessus d’une cour intérieure. Il y régnait une atmosphère très douce. C’est la lumière qui m’a le plus marquée: filtrés par des toiles de tissu ciré couleur beige, les rayons du soleil projetaient une lueur orangée reposante pour les yeux et presque irréelle.

« Dans mes clichés, j’ai voulu retrouver cette atmosphère. J’aurais pu allumer la lumière pour prendre les photos, cela aurait été plus simple techniquement parlant, mais j’aimais bien trop cette ambiance, presque martienne, pour la gâcher avec un éclairage au néon cru. »

Julie CAMPAN

Ils ont proposé de me montrer leur duo une première fois. J’ai regardé, sans rien faire, sans rien dire. J’étais quasiment avec eux, assise à peine à un mètre. J’entendais leurs respirations, je pouvais sentir l’air sur mon visage après un mouvement, voir toutes leurs micro-expressions, tous leurs muscles se tendre et se détendre. C’était très émouvant. Être si près d’eux donnait une nouvelle dimension à leur travail et je pense que cela a beaucoup influencé ma manière de les photographier par la suite.

« Que ce soit dans la danse ou dans le Kung Fu, les règles sont les mêmes, il faut faire attention à son partenaire, gérer sa respiration, et apprendre à utiliser toutes les parties de son corps. Mais quand on commence ce duo, il n’y a plus personne, il n’y a plus de spectateurs, juste nous, juste Claire.»

Marek KLAJDA

Danser pendant 20 minutes est quelque chose de très éprouvant. J’ai préféré ne pas parler tout de suite. Être un artiste, c’est comme être un plongeur. Il faut un palier de décompression pour pouvoir émerger en toute sécurité. Travailler avec des performeurs demande de tenir un équilibre délicat. Entrer dans leur bulle, mais sans les déranger.

Même s’ils sont habitués à la présence du spectateur, ne pas casser cette intimité établie pour pouvoir la retranscrire dans mon travail m’a demandé de ne plus être concentrée sur moi, mais d’être concentrée avec eux.

«  Cette danse, c’est un réel don de soi. C’est quelque chose de très sensuel et physique. Si on n’y met pas toute notre énergie, ça ne marche tout simplement pas. »

Claire SAINTARD

Avant de les filmer et photographier, j’ai beaucoup échangé avec Claire et Marek. Je leur ai posé beaucoup de questions sur la chorégraphie, leur manière de la ressentir et de l’interpréter. Quand je commence une séance photo, j’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans leur tête avant de donner un travail qui viendra de la mienne.

Découvrir le shooting

UNE APRÈS-MIDI AVEC
CLAIRE SAINTARD
& MAREK KLAJDA

MAKING OF

Un article particulier aujourd’hui pour mettre en avant les prouesses d’interprétation de Claire SAINTARD et de Marek KLAJDA avec qui j’ai eu la grande joie de partager une après-midi.

C’est au Centre de danse Rick Odums, près de Place de Clichy 8e arrondissement de Paris que Claire m’a donné rendez-vous. En passant dans les couloirs, on pouvait voir des salles ouvertes sur des classes de danseurs et danseuses en plein travail.
Nous sommes montées par un escalier en colimaçon, pour accéder à un studio tout en longueur placé au-dessus d’une cour intérieure. Il y régnait une atmosphère très douce. C’est la lumière qui m’a le plus marquée: filtrés par des toiles de tissu ciré couleur beige, les rayons du soleil projetaient une lueur orangée reposante pour les yeux et presque irréelle.

« Dans mes clichés, j’ai voulu retrouver cette atmosphère. J’aurais pu allumer la lumière pour prendre les photos, cela aurait été plus simple techniquement parlant, mais j’aimais bien trop cette ambiance, presque martienne, pour la gâcher avec un éclairage au néon cru. »

Julie CAMPAN

Ils ont proposé de me montrer leur duo une première fois. J’ai regardé, sans rien faire, sans rien dire. J’étais quasiment avec eux, assise à peine à un mètre. J’entendais leurs respirations, je pouvais sentir l’air sur mon visage après un mouvement, voir toutes leurs micro-expressions, tous leurs muscles se tendre et se détendre. C’était très émouvant. Être si près d’eux donnait une nouvelle dimension à leur travail et je pense que cela a beaucoup influencé ma manière de les photographier par la suite.

« Que ce soit dans la danse ou dans le Kung Fu, les règles sont les mêmes, il faut faire attention à son partenaire, gérer sa respiration, et apprendre à utiliser toutes les parties de son corps. Mais quand on commence ce duo, il n’y a plus personne, il n’y a plus de spectateurs, juste nous, juste Claire.»

Marek KLAJDA

Danser pendant 20 minutes est quelque chose de très éprouvant. J’ai préféré ne pas parler tout de suite. Être un artiste, c’est comme être un plongeur. Il faut un palier de décompression pour pouvoir émerger en toute sécurité. Travailler avec des performeurs demande de tenir un équilibre délicat. Entrer dans leur bulle, mais sans les déranger.

Même s’ils sont habitués à la présence du spectateur, ne pas casser cette intimité établie pour pouvoir la retranscrire dans mon travail m’a demandé de ne plus être concentrée sur moi, mais d’être concentrée avec eux.

«  Cette danse, c’est un réel don de soi. C’est quelque chose de très sensuel et physique. Si on n’y met pas toute notre énergie, ça ne marche tout simplement pas. »

Claire SAINTARD

Avant de les filmer et photographier, j’ai beaucoup échangé avec Claire et Marek. Je leur ai posé beaucoup de questions sur la chorégraphie, leur manière de la ressentir et de l’interpréter. Quand je commence une séance photo, j’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans leur tête avant de donner un travail qui viendra de la mienne.

Découvrir le shooting

Claire SAINTARD

Claire SAINTARD a suivi tout d’abord une formation classique en conservatoire puis en école avant de s’intéresser (suite à une blessure irréversible due au travail intensif des pointes) à la danse contemporaine. Actuellement professeure de yoga, elle dispense ses cours sur Paris, (et maintenant via ZOOM avec le confinement) et participe à de nombreux projets de danse impulsés par le chorégraphe Thierry VERGER ou encore la compagnie Slash Point Haut.

Marek KLAJDA

D’origine polonaise, Marek KLAJDA est le compagnon de scène de Claire. C’est par les arts martiaux et notamment le Kung Fu que débute sa quête du mouvement. C’est ensuite par une approche plus artistique que se poursuit cette aventure, lorsqu’il commence sa pratique de la danse contemporaine. Il travaille alors avec Thierry VERGER et rencontre Claire avec qui il danse désormais.